On croit connaître sa ville, du moins son arrondissement, a minima son quartier
et puis un jour votre ignorance vous crève les yeux.
Par exemple hier, en contournant la mairie du Ve arrondissement par la rue des Fossés-Saint-Jacques, au bas d’un mur de l’édifice devant lequel je suis passée maintes et maintes fois, je m”avise de l’existence des repères d’altitude de la ville de Paris. Faisant d’une pierre deux coups j’apprends que je me trouve à 61,253 mètres au dessus du niveau de la mer. Ce qui m’étonne quelque peu : on m’aurait demandé à cet instant précis, sur les contreforts de la Montagne Sainte-Geneviève, mon altitude, j’aurais répondu au moins 100 mètres. Je me situais plus haut dans mon estime.
La petite plaque octogonale verte à étoiles latérales est l’un des trois types de repères apposés dans la ville entre 1880 et 1935. Ma science sur le sujet est toute neuve. Je la dois à un article lisible en ligne de la revue de l’Asssociation francophone de topographie – Revue XYZ – (merci à elle) signé Jean Allemand, “Paris et ses nivellements au cours du temps”, au sommaire du numéro 76 de 1998.