L'employée aux écritures

le blog de Martine Sonnet – ISSN : 2267-8735

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"Le problème de la nuit reste entier. Comment la traverser, chaque fois la traverser tout entière ?" Henri Michaux

Manie photographique tête en l’air

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Au rayon de mes manies photographiques, il y a les grues, surtout quand celles-ci transportent quelque chose,

comme un godet rouge par exemple,

ou un godet jaune (à moins que ce ne soit une benne vue de trop loin pour juger de ses dimensions ?)

ou encore un fragment de façade vitrée bien agrippée au moyen de ventouses

ce qui est remarquable, par ailleurs, avec cette grue, c’est à quel point elle a le bras long

long comme on en voit rarement

et, par conséquent, comme il lui faut du temps

pour se déplier le matin

et se replier le soir

sa dernière proie lâchée(*).

(*) précautionneusement quand il s’agit d’une vitre.

Filed under variétés

Montparnasse monde à aiguiller

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A la gare du Montparnasse monde que l’on s’active à transformer en centre commercial

(je préfère ne pas y penser, je préfère ne plus y passer)

côté Départ

la ronde des heures nouvelle attend qu’on l’aiguille.

Pour mémoire : la série Montparnasse monde existe sur ce blog depuis septembre 2008, le livre Montparnasse monde depuis janvier 2011.

Filed under Montparnasse monde

Poétique de la voirie (22)

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Place de la Bastille

ils ont cueilli les réverbères

en ont fait un bouquet

l’ont posé

le temps d’aller chercher un vase

mais ne sont toujours pas revenus.

Percée éphémère dans la ville (une de plus)

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Paris, Ve arrondissement, entre rue Henri Barbusse et boulevard Saint-Michel

au niveau d’une intrication de bâtis qui m’a toujours intriguée,

adviennent des choses qui, comme celles advenues un peu plus bas, près du fleuve,

ne m’ont pas échappé.

Aujourd’hui on en est là : plus aucun rapprochement n’est possible,

quand bien même les murs à vifs auraient des penchants l’un pour l’autre.

Moi j’archive la percée éphémère, une de plus. Parce que la perspective sur la rue Herschel depuis la rue Henri Barbusse, faisant fi du boulevard, on ne la reverra pas de sitôt quand ils auront fini leurs affaires.

Et pour découvrir ce qu’il en était des lieux côté boulevard Saint-Michel (et en savoir plus sur la famille Herschel), aller faire un petit tour chez l’ami Pendant le week-end. Merci à lui pour l’enquête.

Poétique de la voirie (21)

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Le camion de poubelles n’est pas toujours celui que l’on croit

à moitié plein à moitié vide comme vous voudrez

et parfois un peu dérangé.

Grand art perdu de la rature

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Les outils de L’employée aux écritures épargnent à ses lecteurs la vision de ses repentirs, ce n’est pas comme pour le notaire parisien Théodore Girardin dont les minutes rédigées à la plume proposent, en l’espace des deux mois (août-septembre 1781) que j’ai consultés cette semaine, d’infinies variations de ratures. Théodore Girardin officiait rue de Bourbon (aujourd’hui d’Aboukir, Paris IIe arrondissement), près du lieu dit “Les petits carreaux” et les minutes de son étude sont conservées aux Archives nationales sous les cotes MC/ET/XV/939 à 2006.

Filed under du XVIIIe siècle

Le ciel ce jour-là

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comme si Rothko était passé par là


Cette dame au chignon vert

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surgie ces jours derniers, bien cadrée, rue de L’abbé de L’Epée (Paris 5e) me fait me souvenir qu’il y avait autrefois chez nous, ce livre, Ces dames aux chapeaux verts, de Germaine Acremant qui avait dû appartenir à l’une de mes soeurs aînées et que je n’ai jamais lu. En vertu d’un principe, bien établi dans ma petite tête, qu’un livre – et surtout un roman – acquis par l’une de mes soeurs n’était en aucun cas susceptible de m’intéresser. Non que l’on m’ait jamais dissuadée d’ouvrir quelque livre que ce soit : j’édictais mes “mises à l’index” toute seule comme une grande.

Ce qui m’impressionnait avec les chapeaux verts, outre leur logique publication dans la Bibliothèque verte, c’était le fait que l’auteure porte le même prénom que notre mère. Nous n’en connaissions pas beaucoup des livres signés d’une Germaine quelque chose et c’était même probablement le seul présent sur nos étagères. A ces côtés étaient rangés  Trois hommes dans un bateau (Jérôme K. Jérôme – autre nom intrigant – Bibliothèque verte également) et Les Carnets du Major Thompson (Pierre Daninos, collection Le livre de poche) que je n’ai jamais lus non plus. Les dames, les canotiers et le Major, tout ce monde-là faisant bon ménage en une improbable trilogie qu’il me reste à lire (ou pas).

PS du 12 août : on trouvera sur le blog Pendant le week-end le même cadre, vide ou autrement rempli. Merci au tenancier attentif.

Poétique de la voirie (20)

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fondue

enchaînée

sculptée

Injonction piétonnière ciblée

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Toujours intriguée par la variété des formules écrites/imagées par lesquelles on nous enjoint, plus ou moins poliment, à passer notre chemin de l’autre côté de la rue. J’en ai déjà ici répertorié quelques exemples. Mais ce modèle-ci, croisé aujourd’hui dans le VIIe arrondissement, entre boulevard Saint-Germain et rue du Bac,  je ne l’avais encore jamais vu.

Certes, le quartier est riche en ministères et qui dit ministères dit bataillons de costards/cravates/serviettes à l’entour, cela va de soi. Mais à l’heure où l’injonction est aussi à être inclusif (jusque et y compris malheureusement en écriture) on aurait voulu me signifier que je n’avais rien à faire dans le quartier qu’on ne s’y serait pris autrement.

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